Editions Les Nuits rouges


Editions Les Nuits rouges

NOUVEAUTES

  • Isaac N. STEINBERG

    QUAND J’ETAIS COMMISSAIRE DU PEUPLE

    Un témoignage privilégié et inquiet de l’édification de l’Etat bolchévique

    Dans cet ouvrage, l’éphémère commissaire à la Justice des premiers mois suivant la Révolution d’octobre narre le quotidien des hautes sphères du nouveau pouvoir assailli de toute part par d’immenses difficultés. En tant que socialiste-révolutionnaire de gauche, dont le parti gouverna la Russie avec les bolchéviques jusqu’au traité léonin de Brest-Litovsk imposé par l’Allemagne, Steinberg assiste en témoin souvent impuissant aux débuts de dégénérescence du nouveau régime et s’efforce dans l’exercice de ses fonctions d’en limiter les excès répressifs. Devenu après sa démission en mars 1918 un opposant au bolchévisme, qu’il accusait, en compagnie d’une fraction du parti bolchévique lui-même, de conduire la révolution à sa perte, ses souvenirs publiés en Allemagne en 1929 restent toutefois objectifs et balancés, et toujours précieux. Ils font la part des choses entre l’action de la contre-révolution intérieure et extérieure et l’effet des tendances hégémoniques déjà à l’œuvre dans le parti de Lénine.

    Traduction nouvelle d’Arsène Pironneau. (1re edit. : Munich, 1929).

    196 pages. 13,5 €.


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  • Madhusree MUKERJEE

    LE CRIME DU BENGALE

    LA PART D’OMBRE DE WINSTON CHURCHILL

    En cette "Année Churchill", cette étude minutieuse de la famine du Bengale de 1943, menée aussi bien dans les archives londoniennes que dans les campagnes bengalaises, devrait faire réviser les jugements favorables que portent généralement les Français sur la personne de Churchill.


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  • ARTELT - DÄUMIG - HÖLZ - JANNACK - LANDAUER - LIEBKNECHT - LUXEMBURG - MÜHSAM - MÜLLER - SCHNEIDER - PLÄTTNER…

    ALLE MACHT DEN RÄTEN ! « Tout le pouvoir aux Conseils ! »

    Récits, exhortations et réflexions des acteurs des révolutions d’Allemagne (1918-21), rassemblés et présentés par Gabriel KUHN – 448 pages – 18 €.

    Si les figures héroïques de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht assassinés par la soldatesque et la sociale-démocratie sont bien connues en France, la suite de révolutions – malheureusement isolées – survenue en Allemagne après son effondrement militaire en novembre 1918 l’est moins. Gabriel Kuhn est l’auteur engagé de plusieurs ouvrages touchant à l’autonomie ouvrière et à l’anarchisme. Dans ce recueil paru initialement en anglais aux Etats-Unis, il a exhumé des textes révélateurs de la diversité politique des acteurs de ces soulèvements, en bonne partie inédits en français et émanant de militants peu connus – qu’il s’agisse de spartakistes centralistes, de délégués d’atelier révolutionnaires, d’anarchistes fédéralistes, ou encore de « bandits communistes » comme Max Hölz ou Karl Plättner. Par-delà leurs différences, tous partageaient l’espoir d’une société bâtie non plus sur le capitalisme meurtrier et le parlementarisme corrompu, mais sur la démocratie réelle et directe des Conseils de travailleurs, sur l’égalité politique garantie par l’égalité et la propriété sociales.


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  • Réimpression

    Carlos Semprun-Maura Révolution et contre-révolution en Catalogne

    Nouvelle édition

    Tout le monde était d’une manière ou d’une autre contre les collectivisations, sauf les travailleurs eux-mêmes. Certes, la CNT-FAI les revendiqua comme « sa » création et ce sont la plupart du temps des militants de ces organisations qui en prirent l’initiative. Mais le décret qui les limite et les dénature fut aussi, en grande partie, son œuvre. Et toutes les mesures découlant de ce décret seront prises avec la participation active de l’organisation anarchiste. Et lorsque, pendant les Journées de mai 1937, on essayera de liquider par la force les collectivisations et la démocratie ouvrière en général, la CNT ira les défendre sur les barricades, mais prêchera en même temps le compromis, la paix civile, la capitulation en un mot. Les travailleurs qui avaient réalisé et défendu pendant de longs mois l’autogestion de nombreux secteurs industriels et agricoles avaient donc pour ennemis non seulement les militaires et les fascistes représentant la bourgeoisie et les latifundistes, mais aussi “objectivement”, les nouvelles couches bureaucratiques qui, placées sous les mêmes drapeaux qu’eux, avaient déjà commencé à rétablir, sous des formes parfois nouvelles, la vieille exploitation du travail salarié et la hiérarchisation totalitaire de la vie sociale.

    14, 3 Euros.


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  • Troisième édition

    Félicien Challaye, Un Livre noir du colonialisme

    "Souvenirs sur la colonisation" (1935). Présentation de Michel Dreyfus

    La commémoration de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises s’est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l’esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d’abord que cette forme d’exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu’il jugeait, sous certains rapports, « pire que l’esclavage ». En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l’humanité qui, en un siècle, causèrent eux aussi des dizaines de millions de morts. Première édition : 1998.

    Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, un article d’Eric Deroo sur les tirailleurs africains et une postface ajoutée en 2003 : "Républicains, encore un effort pour liquider le colonialisme !".


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