Editions Les Nuits rouges
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  • Maurice BRINTON

    LES BOLCHÉVIQUES ET LE CONTRÔLE OUVRIER

    L’Etat et la contre-révolution

    « La classe ouvrière russe fit une révolution qui alla au-delà d’un simple changement de personnel politique au sommet. Elle put exproprier les anciens propriétaires des moyens de production (modifiant de ce fait profondément les rapports de propriété). Mais jusqu’à quel point fut-elle capable de – ou était-elle disposée à – transformer de façon révolutionnaire les rapports de production ? Chercha-t-elle à détruire la structure d’autorité que les rapports de production entretiennent et perpétuent dans toutes les sociétés de classes ? Jusqu’à quel point était-elle disposée à gérer elle-même la production (et donc la société dans son ensemble) ou jusqu’à quel point tendait-elle plutôt à déléguer à d’autres cette tâche ? Et jusqu’à quel point l’idéologie dominante triompha-t-elle, poussant la classe ouvrière à remplacer ses ennemis avoués par un parti qui déclarait parler “en son nom” ? » (M. Brinton).

    Cet exposé chronologique, paru en 1970, de la dépossession progressive du pouvoir conquis au moins partiellement par les travailleurs russes en 1917 a gardé une grande part de son efficacité didactique et pose encore aujourd’hui de bonnes questions.

    Réédition révisée de la traduction française de la brochure du groupe anglais Solidarity, parue dans la revue "Autogestion et socialisme" (1973). Edition originale : 1970, Londres.

    182 pages, 13 €.


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  • Isaac N. STEINBERG

    QUAND J’ETAIS COMMISSAIRE DU PEUPLE

    Un témoignage privilégié et inquiet de l’édification de l’Etat bolchévique

    Dans cet ouvrage, l’éphémère commissaire à la Justice des premiers mois suivant la Révolution d’octobre narre le quotidien des hautes sphères du nouveau pouvoir assailli de toute part par d’immenses difficultés. En tant que socialiste-révolutionnaire de gauche, dont le parti gouverna la Russie avec les bolchéviques jusqu’au traité léonin de Brest-Litovsk imposé par l’Allemagne, Steinberg assiste en témoin souvent impuissant aux débuts de dégénérescence du nouveau régime et s’efforce dans l’exercice de ses fonctions d’en limiter les excès répressifs. Devenu après sa démission en mars 1918 un opposant au bolchévisme, qu’il accusait, en compagnie d’une fraction du parti bolchévique lui-même, de conduire la révolution à sa perte, ses souvenirs publiés en Allemagne en 1929 restent toutefois objectifs et balancés, et toujours précieux. Ils font la part des choses entre l’action de la contre-révolution intérieure et extérieure et l’effet des tendances hégémoniques déjà à l’œuvre dans le parti de Lénine.

    Traduction nouvelle d’Arsène Pironneau. (1re edit. : Munich, 1929).

    196 pages. 13,5 €.


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  • Madhusree MUKERJEE

    LE CRIME DU BENGALE

    LA PART D’OMBRE DE WINSTON CHURCHILL

    Cette étude minutieuse de la famine du Bengale de 1943, menée aussi bien dans les archives londoniennes que dans les campagnes bengalaises, devrait faire réviser les jugements favorables que portent généralement les Français sur la personne de Churchill.


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  • ARTELT - DÄUMIG - HÖLZ - JANNACK - LANDAUER - LIEBKNECHT - LUXEMBURG - MÜHSAM - MÜLLER - SCHNEIDER - PLÄTTNER…

    ALLE MACHT DEN RÄTEN ! « Tout le pouvoir aux Conseils ! »

    Récits, exhortations et réflexions des acteurs des révolutions d’Allemagne (1918-21), rassemblés et présentés par Gabriel KUHN – 448 pages – 18 €.

    Si les figures héroïques de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht assassinés par la soldatesque et la sociale-démocratie sont bien connues en France, la suite de révolutions – malheureusement isolées – survenue en Allemagne après son effondrement militaire en novembre 1918 l’est moins. Gabriel Kuhn est l’auteur engagé de plusieurs ouvrages touchant à l’autonomie ouvrière et à l’anarchisme. Dans ce recueil paru initialement en anglais aux Etats-Unis, il a exhumé des textes révélateurs de la diversité politique des acteurs de ces soulèvements, en bonne partie inédits en français et émanant de militants peu connus – qu’il s’agisse de spartakistes centralistes, de délégués d’atelier révolutionnaires, d’anarchistes fédéralistes, ou encore de « bandits communistes » comme Max Hölz ou Karl Plättner. Par-delà leurs différences, tous partageaient l’espoir d’une société bâtie non plus sur le capitalisme meurtrier et le parlementarisme corrompu, mais sur la démocratie réelle et directe des Conseils de travailleurs, sur l’égalité politique garantie par l’égalité et la propriété sociales.


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  • Alexander WEISSBERG

    LA MISSION DE JOEL BRAND

    L’Homme qui tenta de faire sortir de Hongrie les juifs menacés d’extermination, et dont personne ne voulait.

    Sentant venir la défaite, Himmler décide en avril 1944 de proposer aux Anglo-Américains et au «  judaïsme international  » le marché suivant : accueillir les centaines de milliers de juifs hongrois menacés d’extermination contre 10 000 camions. Il veut par là freiner un tant soit peu la déconfiture de l’armée allemande et surtout prendre des contacts en vue d’une paix séparée. L’homme choisi pour cette improbable mission, Joel Brand, s’occupe à l’époque d’une organisation budapestoise d’aide aux juifs polonais ou slovaques pourchassés par les Allemands. Quand il part pour Istanbul à la mi-mai 1944, puis pour Le Caire, Brand n’espère pas vraiment sauver tous ses coreligionnaires, mais il ne peut imaginer qu’il va se heurter à la pusillanimité de l’Agence juive et à la franche réticence des Anglais qui l’empêcheront de revenir en Hongrie. Moyne, le ministre-résident britannique au Moyen-Orient, lui aurait même demandé, tandis qu’il était retenu en Egypte  : «  Mais que voulez-vous donc que je fasse d’un million de Juifs  ?  » Malgré tout, l’action de Brand, ainsi que celle d’autres responsables restés à Budapest comme Reszö Kasztner et Endre Biss, permettra de sauver au final un bon tiers des juifs de Hongrie.

    302 pages. 16 €. Annotations et illustrations.


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  • Proudhon - Wagner - Marx - Sand - Tourguéniev - Herzen - Malatesta - Cafiero…

    BAKOUNINE ET LES AUTRES

    Esquisses et portraits d’un révolutionnaire rassemblés par Arthur LEHNING

    «  Je rencontrai Marx à Berlin [à l’été 1848]. Des amis communs nous forcèrent de nous embrasser. Et alors, au milieu d’une conversation moitié badine, moitié sérieuse, Marx me dit : “Sais-tu que je me trouve maintenant à la tête d’une société communiste secrète si bien disciplinée que si j’avais dit à l’un de ses membres : ‘Va tuer Bakounine !’, il t’aurait tué.” Je lui répondis que si sa société secrète n’avait pas autre chose à faire qu’à tuer les gens qui lui déplaisent, elle ne pouvait être qu’une société de valets ou de fanfarons ridicules.  »

    Cette anecdote racontée par Bakounine, et tous les autres récits et témoignages rassemblés ici par l’historien des mouvements sociaux Arthur Lehning (1899-2000), composent une biographie passionnante du grand révolutionnaire russe, montré au quotidien, avec sa générosité et ses grandeurs, mais aussi ses ridicules et ses faiblesses. Une grande partie de ces textes, dont la plupart émanent d’auteurs célèbres, favorables ou non à Bakounine, a été traduite en français pour la première fois, en vue de la première édition du livre en 1976.

    Postface inédite de Toke van Helmond-Lehning.

    440 pages. Prix en France : 17,5 €.


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  • Sans titre

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  • Jean-Claude LAMOUREUX

    LES 10 DERNIERS JOURS

    26 juillet – 4 août 1914 (Paris, Berlin, Bruxelles) – Du refus de la guerre à l’exaltation patriotique

    Cette chronique parallèle, au jour le jour, des événements survenus principalement à Paris et à Berlin dans les jours précédant le début de la guerre européenne de 1914-18 s’intéresse en priorité à l’évolution de l’opinion des classes ouvrières allemande et française, ainsi qu’à celle de leurs organisations qui, presque seules, ont tenté un temps d’empêcher le carnage annoncé. Elle ne néglige pas pour autant les événements politiques et militaires, qui sont ainsi décrits dans leur soubassement sociologique et idéologique. L’histoire sociale de cette période cruciale, traitée souvent à part dans des ouvrages spécialisés, ainsi intégrée à l’histoire tout court, permet de comprendre comment, sous prétexte de défendre leurs patries soi-disant menacées, des millions d’ouvriers, de paysans, d’employés, de commerçants, de petits bourgeois français, allemands, russes, autrichiens, italiens, anglais, hongrois et d’autres nationalités, ont été conduits à la mort ou à la mutilation pour le bénéfice principal des industriels.

    152 pages – 10 €. Nombreuses illustrations.


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  • Roman B. GOUL

    LANCEURS DE BOMBES

    Le roman d’E. F. AZEF, révolutionnaire et agent de l’Okhrana.

    En 1908, la révélation qu’Evgueni Filippovitch (dit Evno) Azef, chef de l’Organisation de combat du Parti socialiste-révolutionnaire russe, qui avait organisé quelques années plus tôt les assassinats du ministre de la police Plehve et du grand-duc Serge, émargeait à la comptabilité de l’Okhrana fit stupeur en Europe. Pour sa défense, l’agent double avança, comme plus tard Roman Malinovski chez les bolchéviques, que les résultats de son action avaient finalement plus profité au parti qu’à la police.

    La réédition annotée et illustrée de cet excellent roman du garde blanc repenti Roman Goul, découpé comme un scénario de cinéma, nous transporte de Moscou et de Pétersbourg à Paris et à Genève, en passant par Berlin, Kharkov, Saratov, Varsovie… Il nous fait partager la vie de ces militants qui sacrifiaient le plus souvent leur vie (au moins leur liberté) pour abattre le tsarisme par l’assassinat de ses figures de proue. Centré sur le subtil et fascinant double jeu d’Azef, ce «  roman documentaire  » aux allures de thriller est fondé sur des faits réels, tels que rapportés notamment par Boris Savinkov, son second et successeur, dans ses "Souvenirs d’un terroriste" (1917).

    430 pages, 17,3 €. Traduit du russe par Norbert Guterman (1930 & 1963). Nouvelle édition annotée.


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  • Devi SACCHETO & Gianni SBROGIO

    Pouvoir ouvrier à Porto Marghera

    Du Comité d’usine à l’Assemblée de territoire (Vénétie – 1960-80)

    Après la Fiat et la Magneti Marelli, voici la chronique d’une troisième figure de l’autonomie ouvrière italienne : le comité de la Montedison de Porto Marghera (près de Venise), monté avec l’aide du groupe Potere Operaio, qui se transformera en Assemblée ouvrière à partir de novembre 1972 et étendra son influence à une partie de la Vénétie. Des revendications identiques à celles des autres comités ouvriers de l’époque apparaissent ici (augmentations uniformes et compression vers le haut de l’échelle des salaires, réduction des cadences), portées par les mêmes méthodes de lutte (assemblées d’atelier puis d’usine, cortèges internes, refus de la délégation) et prolongées par des interventions extérieures sur les questions de logement, de transport et, déjà, des nuisances chimiques dont pâtit, outre les employés de la grande usine chimique, toute la région. Ecrite par l’un de ses acteurs même, la « mémoire ouvrière » n’est ici ni une élégie funèbre ni un ressassement nostalgique mais un encouragement à combattre aujourd’hui, et à vaincre.


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