Editions Les Nuits rouges
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  • Victor AUGAGNEUR

    ERREURS ET BRUTALITÉS COLONIALES (1927)

    Suivi du "Français tel que le parlent nos tirailleurs sénégalais" et du "Manuel élémentaire à l’usage des officiers appelés à commander des indigènes coloniaux".

    Les textes reproduits dans ce recueil sont tous favorables au colonialisme qu’ils veulent civilisateur et, à terme, émancipateur. Le premier, qui donne son titre au volume, narre la répression inintelligente d’une révolte en 1904 à Madagascar, avant que son auteur, jusque-là maire radical de Lyon, ne prenne le gouvernement de l’île.

    « Le français tel que le parlent nos tirailleurs sénégalais » (1917 & 1918) délivre aux cadres blancs de l’armée une savoureuse méthode d’enseignement du « petit-nègre », fondé en fait sur la syntaxe du bambara et le lexique du français.

    Le « Manuel élémentaire à l’usage des officiers… » (1923) propose une typologie racialiste des peuples de l’Afrique occidentale, entrevus en fonction de leurs capacités respectives à fournir des soldats à l’armée française, que ce soit pour servir de chair à canon dans les tranchées ou pour réprimer les révoltes, en Afrique ou ailleurs.

    A leur manière, et sans toujours s’en rendre bien compte, ces monographies, instructives par ailleurs, livrent un témoignage aussi précieux qu’irréfutable sur les méthodes du colonialisme français.

    256 pages. 13 €.


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  • Gail HOLST

    AUX SOURCES DU RÉBÉTIKO

    Chansons des bas-fonds, des prisons et des fumeries de haschisch. Smyrne - Le Pirée - Salonique (1920-1960)

    LES touristes qui visitent la Grèce ne connaissent guère le rébétiko, musique urbaine importée de Turquie dans les années 1920, qu’on qualifie parfois de « blues grec », et qui se survit aujourd’hui dans quelques bonnes tavernes, après avoir influencé les compositeurs Hadjidakis et Theodorakis, et aujourd’hui des chanteurs comme Nikos Papazoglou, Haris Alexiou, Glykeria ou Dalaras. Gail Holst, Australienne de naissance, mais Grecque de coeur, a parcouru les bas quartiers et les campagnes de Grèce dans les années 1970, rencontrant chanteurs et amateurs de rébétiko. Elle en a tiré ce livre, abondamment illustré de photos et traduit en plusieurs langues. Son travail musicologique lui a valu la reconnaissance de plusieurs musiciens dont Theodorakis, qu’elle a d’ailleurs accompagné au clavecin à une époque. Elle enseigne actuellement à l’université Cornell aux Etats-Unis, mais ne dédaigne pas de pousser la chansonnette rébétique quand l’occasion se présente. Cette réédition comprend plusieurs nouveaux chapitres. Les chansons qui l’accompagnent ont été entièrement renouvelées, privilégiant les enregistrements originaux de la grande époque du rébétiko.

    Prix en France : 15 €.

    Livre illustré (noir et blanc) de 144 pages, accompagné d’un disque avec 20 chansons.


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  • Michel BAKOUNINE

    Dans les griffes de l’Ours

    Lettres de prisons et de déportation, présentées et annotées par Etienne LESOURD

    Ces 90 lettres écrites – en allemand, en français, en russe – par Bakounine pendant ses douze années de captivité et de déportation n’avaient jamais été imprimées intégralement. Nous en ajoutons dix autres, rédigées immédiatement après son évasion et sa fuite vers le Japon et l’Amérique. Arrêté après l’insurrection de Dresde de mai 1849, condamné à mort, le révolutionnaire russe séjournera dans six prisons différentes (de Königstein, en Allemagne, à Schlüsselburg, près de Pétersbourg, en passant par le château de Prague, Olmütz et la forteresse Pierre-et-Paul), avant d’être exilé en Sibérie. Le volume que nous présentons montre l’homme – qui n’est encore qu’un démocrate révolutionnaire, d’ailleurs assez naïf parfois – plus que le politique ou le théoricien. On le découvre tour à tour confiant, sûr de lui, prêt à affronter la mort, sans regrets ; puis affaibli, accablé par la maladie, près du suicide, attristé par de mauvaises nouvelles, partageant la joie de son frère qui va se marier et lui prodiguant des conseils, humble avec ses geôliers, ou lorsqu’il écrit au tsar Alexandre II pour demander sa grâce. Il réclame du thé, des livres, ne se plaint pas ou peu, remercie ceux qui viennent le voir ou font des démarches pour lui. Il fait le dos rond en attendant son heure où il pourra à nouveau sacrifier à sa seule vraie passion : la révolution.

    Prix en France : 15,3 E. 344 pages.

    Traduction de l’Institut international d’histoire sociale (Amsterdam).


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  • Eduard BERNSTEIN

    Socialisme théorique et sociale-démocratie pratique

    Suivi par les critiques de Kautsky, Luxemburg et Plekhanov.

    Unanimement condamné depuis sa parution en 1899 par les communistes de toutes tendances, ce livre « évolutionnaire » voulait identifier « les vestiges de la pensée utopique dans le socialisme ». Avec des fortunes diverses, l’exécuteur testamentaire d’Engels critique l’espérance en l’effondrement économique du système ou en la disparition des classes moyennes  ; la théorie de la valeur-travail, qu’il juge impraticable  ; le matérialisme excessif  ; et enfin le révolutionnarisme officiel du SPD, qui contredit ses pratiques réelles. A la place, Bernstein plaide pour la démocratie qu’il voit en expansion permanente et qui constitue donc le cadre indispensable pour arriver au socialisme. A la suite de cette traduction – revue et corrigée – de la première édition française (1899 aussi), nous reproduisons quelques-unes des critiques les plus pertinentes de Kautsky, Luxemburg et Plekhanov. Si elles visent juste parfois, notamment quant à la légitimité du but final (abattre le capitalisme), il faut bien reconnaître que, malheureusement, le mouvement réel du xxe siècle a donné globalement raison à Bernstein, même si c’est pour de mauvaises raisons  : le système est toujours debout (mais à quel prix !) et le réformisme a été jusqu’ici la principale expression politique des classes ouvrières, qui avaient bien une patrie, comme la guerre de 1914-18 n’allait pas tarder à le démontrer.

    Prix en France : 15,2 € - 312 pages


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  • Raoul VILETTE, avec la collaboration d’Esther Debois

    LA LANGUE DU CAPITAL, mise à nu par ses locuteurs mêmes

    Décodeur du sabir politico-médiatique

    Politiciens de tous les partis, journalistes de tous les médias, fabricants et marchands de toutes les nuisances, universitaires de toutes obédiences, communicants, sondeurs, chefs syndicalistes… pratiquent un langage particulier qui oscille constamment entre l’odieux et le ridicule. Qu’ils enjolivent les réalités, les travestissent, les noircissent ou en épuisent le sens à force de répétitions, les mots de ce sabir sont forgés en conformité avec les intérêts des possédants. Aujourd’hui, il s’est mondialisé sous le double effet de l’unification économique menée sous la bannière du libéralisme et de l’essor prodigieux des télécommunications – avec pour conséquence la fusion des espaces politique et médiatique. De sorte que le politico-médiatique n’est plus aujourd’hui que la section française de la langue mondiale du capital, dont les concepts et les mots, issus principalement de l’anglais, se retrouvent dans tous les idiomes, copiés tels quels ou adaptés.

    Ce lexique avait paru une première fois en 1997 sous le titre : Les Mots du marché/ Le Marché des mots. La présente édition comporte quelque 630 définitions – dont 280 nouvelles ; les autres ayant été actualisées – et 900 citations, toutes issues de la première décennie du xxie siècle. Par définition, n’entendons pas bien sûr la révélation du « vrai sens » des mots, mais l’indication de leurs modalités d’emploi, ce qui suffira à restituer les réalités qu’ils recouvrent. Nos jugements nous appartiennent, mais on verra qu’ils sont corroborés par les citations prises aux sources les plus autorisées de la parole médiatique, dont la juxtaposition produit d’ailleurs un effet comique constant. La langue du capital est ainsi mise à nu par ses locuteurs mêmes.

    300 pages. Prix en France : 15 €

    ISBN : 9-782-913-37-4


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  • Emilio Mentasti. LA « GARDE ROUGE » RACONTE

    Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan, 1975-78)

    Dans une grande usine milanaise, la Magneti Marelli, plusieurs dizaines de salariés s’organisent au milieu des années 1970 contre la direction et les syndicats dans un Comité politique ouvrier. Bientôt, cette « Garde rouge » comptera plusieurs centaines d’ouvriers (sur les 5000 de l’usine) – soit une force équivalente à celle du PCI – et sera en mesure d’imposer l’arrêt des mesures de restructuration (licenciements, délocalisation). Ce Comité ouvrier ne reste pas cantonné dans les murs de l’usine et participe aux autres luttes, grèves, manifestations, nombreuses à l’époque en Lombardie et dans toute l’Italie, et notamment à cette manière radicale de combattre l’inflation : les « autoréductions ». La Magneti Marelli ne fut pas la seule usine italienne à connaître des organes autonomes ouvriers, mais c’est son Comité qui a servi de référence à tous les autres, à la fois par ses initiatives propres et par sa capacité à faire profiter de son expérience les ouvriers des petites entreprises environnantes. Ce combat exemplaire s’inscrit dans le cours de cette tentative révolutionnaire des années 1968-1979, qu’il importe de défendre contre les falsifications et les calomnies qui l’accablent, et d’en tirer toutes les leçons qui s’imposent.

    Emilio Mentasti, historien né en 1962, a aussi publié une somme sur le mouvement ouvrier de la région de Bergame entre 1967 et 1980.

    Traduction d’Yves Coleman & Antoine Hasard

    240 pages. Prix en France : 12 E.


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  • L’Assiette au beurre (1901-1912)

    L’Age d’or de la caricature

    Entre 1901 et 1912, L’Assiette au beurre s’est attaquée hardiment, par ses dessins et ses lithographies, à l’ensemble du personnel politique et aux mœurs hypocrites de la soi-disant « Belle Epoque ». Alliant le talent de la composition graphique à la férocité satirique, le tout sur fond de gouaille parigote, cette revue est restée la référence majeure en matière de dessin de presse et de caricature. Les peintres qui ont assuré sa prospérité avaient pour certains d’entre eux atteint la célébrité (Steinlen, Vallotton, Forain…), tandis que d’autres allaient l’obtenir dans des genres différents (Poulbot, Van Dongen, Gris…). Mais ce sont surtout les artistes anarchistes Grandjouan, Delannoy et le stupéfiant Jossot qui ont donné véritablement son ton à l’hebdomadaire. Qu’on en juge. Voici 288 dessins présentés en chronologie qui donneront un aperçu de sa production, ainsi que de son évolution au fil du temps.


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  • Michel Bakounine THÉORIE GÉNÉRALE DE LA RÉVOLUTION

    Textes assemblés et présentés par Etienne Lesourd, d’après G. P. Maximov. Nouvelle édition révisée.

    Révolutionnaire obstiné, conspirateur d’instinct, orateur infatigable, Michel Bakounine avait souvent mieux à faire que de composer des traités. D’où, parfois, le caractère décousu de ses textes, écrits à la diable – ce qu’on pardonnera à un athée tel que lui. Pourtant, ils ne méritent pas l’oubli dans lequel ils sont tombés. Pour réhabiliter son œuvre écrite, Etienne Lesourd, s’inspirant de la compilation qu’avait faite l’anarchiste russe G. P. Maximov en anglais dans les années 1950, a restitué les textes dans leur français originel – puisque, on ne le sait pas toujours, « le géant moscovite » écrivait le plus souvent dans cette langue. L’ensemble constitue un exposé systématique de ses idées sur le matérialisme, l’Etat, le capital, les coopératives, la question nationale et, bien sûr, le socialisme libertaire, seul capable à ses yeux de contrer les menaces dictatoriales qu’il discernait dans le marxisme, et cela malgré l’estime dans laquelle il tenait les travaux de l’auteur du Capital.

    384 pages. Prix en France : 17 €.

    ISBN : 9 782913 112353


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  • -------EPUISÉ------

    Michel Bakounine, Le Sentiment sacré de la Révolte

    Textes rares et méconnus, présentés par Etienne Lesourd (EPUISÉ)

    Les lettres, discours, articles… rassemblés ici sont devenus introuvables en librairie et assez difficilement accessibles en bibliothèques. Leurs titres sont parfois célèbres, parfois pour une petite phrase fameuse. Ainsi, la Réaction en Allemagne (1842), premier écrit politique de Bakounine, qui célèbre la destruction comme un « plaisir créateur ». Pourtant, ces textes n’ont été que rarement publiés et certains sont même inédits en version papier. Pris à toutes les époques de sa vie, ils dessinent l’itinéraire intellectuel de Bakounine, successivement cadet patriote, démocrate révolutionnaire, prisonnier stoïque, socialiste internationaliste, enfin anarchiste, adversaire absolu de toute forme d’Etat. Ils nous montrent cet homme éminemment sympathique aux prises avec ses contradictions, entre nationalisme russe et internationalisme, entre refus de l’argent et souci des revenus familiaux ; tour à tour lucide et naïf, découragé et enthousiaste, mais toujours animé par ce que lui-même appelle « le sentiment sacré de la révolte ».

    13,2 Euros. 264 pages.


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  • Emile Pouget

    Le Père Peinard. Un journal "espatrouillant"

    Articles choisis et annotés (1889-1900) – REIMPRESSION

    La renommée de ce fameux périodique va au-delà des milieux anarchistes. Il la doit à son style très coloré, et fort violent, utilisant un argot parisien plein de verve, dont il constitue un précieux conservatoire. Il faut cependant distinguer entre le vrai langage populaire de ces années et les créations de son rédacteur quasi unique, Emile Pouget – un des fondateurs de la CGT. Sa (re)lecture, ici proposée en chronologie, illustre ainsi l’évolution de l’anarchisme français vers le syndicalisme, à travers des événements comme le boulangisme, le scandale de Panama, les attentats à la dynamite et l’affaire Dreyfus. Avec ses nombreux échos d’entreprises, Le Père Peinard constitue aussi un témoignage de première main sur la condition des ouvriers de l’époque, ainsi que sur leurs luttes contre les « capitalos » et les « vautours », les « endormeurs » et les « ratichons », les « sergots » et les « galonnards », sans oublier les « bouffe-galette » du « Palais-Bourbeux ». Mais là aussi il faut faire la part des exagérations de Pouget quant à la combativité de la classe ouvrière et à l’ampleur de ses combats.

    Réimpression de l’édition de 2006.

    Prix : 17 €. 408 pages (avec des illustrations et des fac-similés).


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