Editions Les Nuits rouges
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  • Ni parlement ni syndicats : les Conseils ouvriers.

    Les communistes de gauche dans la révolution allemande (1918-1922)

    « Anéantir la totalité de l’appareil d’Etat bourgeois, avec son armée, sa police, ses geôliers et ses juges, avec ses curés et ses bureaucrates, voilà la première tâche de la révolution prolétarienne. » Ce programme net sans ambages était celui du Parti communiste ouvrier d’Allemagne (KAPD), en ces années agitées, de 1918 à 1923, où l’on put croire que ce pays allait suivre l’exemple russe de 1917 et assurer ainsi le triomphe de la révolution mondiale. Ses militants, qualifié de « gauchistes » par Lénine, avaient leurs conceptions propres (antiparlementaristes et antisyndicalistes) qui les séparaient tant des bolchéviks autoritaires que des spartakistes indécis, et, plus tard, de la direction du PC officiel, bien vite inféodée à Moscou. Les auteurs des textes et discours ici reproduits sont pour la plupart tombés dans l’oubli. A l’exception peut-être du psychologue Otto Rühle ; des futurs « nationaux-bolchéviks » Laufenberg et Wolffheim, dirigeants de la révolution de 1918 à Hambourg ; du poète hollandais Hermann Gorter ; de l’astronome, théoricien des conseils ouvriers, Anton Pannekoek ; ou enfin de Franz Pfemfert, directeur du journal expressionniste Die Aktion.

    Textes présentés par Denis Authier et Gilles Dauvé

    14 €. 324 pages.


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  • LEONARD SCHAPIRO

    Les Bolchéviques et l’Opposition (1917-1922)

    Du musellement des partis à l’interdiction des fractions dans le Parti

    Voilà un classique que l’on peut lire même si l’on n’en partage ni les présupposés (Octobre n’a été qu’un putsch mené par un groupe d’hommes décidés) ni la conclusion implicite (les révolutions violentes engendrent des tyrannies). C’est une histoire systématique et détaillée des oppositions au régime communiste russe dans ses premières années, qu’elles se situent à l’extérieur du parti bolchévique (socialistes-révolutionnaires, anarchistes, menchéviques…), ou dans ses propres rangs (Communistes de gauche, Opposition ouvrière, Centralistes démocratiques…). Dès 1955, Schapiro faisait la démonstration, abondamment étayée, que la plupart des procédures et des procédés qui serviront en 1926-27 contre l’Opposition de gauche, puis lors de la « Grande Terreur » des années 1934-38, ont été imaginés, expérimentés et mis au point du vivant de Lénine. Selon lui, il n’y avait donc entre le régime de ce dernier et celui de Staline qu’une différence de degré mais non de nature.

    560 pages, avec des ilustrations. Prix en France : 22,2 E.

    ISBN : 9 782913 112339


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  • Un journal "contre".

    LA GUERRE SOCIALE

    La période héroïque : 1906-1911.

    Gouailleur, féroce, provocateur, mais bien informé et à la mise en page attrayante, l’hebdomadaire mythique, dirigé par le "sans-patrie" Gustave Hervé et Miguel Almereyda (père de Jean Vigo) bénéficiait de collaborateurs émérites. Parmi eux, la féministe intégrale Madeleine Pelletier, Eugène Merle, qui créera Paris-Soir, le publiciste libertaire Sébastien Faure, les syndicalistes Emile Pouget (le Père peinard) et Georges Yvetot, ou encore le chansonnier Gaston Couté. Le Canard enchaîné, dont plusieurs des fondateurs venaient de La Guerre sociale, lui devra beaucoup. Ces textes vifs montrent l’envers du décor de la Belle Epoque, la vie ouvrière et la condition féminine notamment. Mais, du fait du grand bond en arrière effectué par nos sociétés, ils dépassent cet intérêt historique et retrouvent une certaine actualité. Gageons, en tout cas, que les bons bougres et bougresses d’aujourd’hui feront leur profit de ces articles bourrés d’énergie révolutionnaire qu’on ne laisserait plus publier aujourd’hui.

    Présentation de Raoul Vilette.

    21 €. ISBN : 2-913112-10-2


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  • Troisième édition

    Félicien Challaye, Un Livre noir du colonialisme

    "Souvenirs sur la colonisation" (1935). Présentation de Michel Dreyfus

    La commémoration de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises s’est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l’esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d’abord que cette forme d’exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu’il jugeait, sous certains rapports, « pire que l’esclavage ». En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l’humanité qui, en un siècle, causèrent eux aussi des dizaines de millions de morts. Première édition : 1998.

    Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, un article d’Eric Deroo sur les tirailleurs africains et une postface ajoutée en 2003 : "Républicains, encore un effort pour liquider le colonialisme !".


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  • Alexandra David-Néel, Féministe et libertaire

    Ecrits de jeunesse

    Ce volume réunit en chronologie les écrits féministes, libres-penseurs et libertaires de la jeune Alexandra David-Néel que nous avions auparavant publiés en deux tomes aujourd’hui quasiment épuisés : Pour la Vie (en 1998), puis le Féminisme rationnel (en 2000), qui reproduisait des articles récemment retrouvés. Ces facettes de la personnalité de l’exploratrice du Tibet –par ailleurs déjà férue de philosophie indienne– restent encore un peu méconnues de ses fidèles. En digne filleule d’Elisée Reclus, ADN y révèle déjà une force de conviction tout à fait comparable à celle d’une Madeleine Pelletier ou d’une Nelly Roussel, ses contemporaines féministes.

    Présentation de Joëlle Désiré-Marchand

    Postface de Marie-Madeleine Peyronnet.

    12 Euros.


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  • –EPUISE–

    Daniel Guérin, Bourgeois et bras-nus : 1793-95

    La guerre sociale sous la révolution

    L’ardeur mise par les robespierristes à faire tomber les têtes leur a longtemps valu dans la gauche française une réputation de révolutionnaires hardis, incorruptibles. Dans son style chaleureux, Daniel Guérin montre toutefois qu’ils ne furent pas moins acharnés que leurs rivaux girondins et dantonistes à écraser les mouvements du prolétariat naissant des villes, les bras nus, et dont des hommes et des femmes comme Théophile Leclerc, Claire Lacombe, Jean Varlet et Jacques Roux (les enragés) furent les représentants les plus désintéressés. Il souligne aussi que les victimes plébéiennes de la Terreur -qui ne prit pas fin avec la chute de Robespierre furent sans doute aussi nombreuses que ses victimes bourgeoises et aristocratiques.


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  • AUTRES TITRES DISPONIBLES.

    CLASSE 1902. Une éducation sentimentale et politique dans l’Allemagne en guerre, roman d’Ernst Glaeser. 312 pages, 11,3 €

    LE CHARTISME, 1831-1848. Aurore du mouvement ouvrier, d’Edouard Dolléans. 371 pages, 15 €.

    L’EXPROPRIATION ORIGINELLE, de Karl Marx (derniers chapitres du Livre I du Capital). Présentation de Georges Labica. 120 pages. 8 €.

    LA SUEUR DU BURNOUS, Les Crimes coloniaux de la IIIe République, de Paul Vigné d’Octon. Postface de Maurice Rajsfus. 312 p., 11,7 €.


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