Editions Les Nuits rouges
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  • Alexander WEISSBERG

    LA MISSION DE JOEL BRAND

    L’Homme qui tenta de faire sortir de Hongrie les juifs menacés d’extermination, et dont personne ne voulait.

    Sentant venir la défaite, Himmler décide en avril 1944 de proposer aux Anglo-Américains et au «  judaïsme international  » le marché suivant : accueillir les centaines de milliers de juifs hongrois menacés d’extermination contre 10 000 camions. Il veut par là freiner un tant soit peu la déconfiture de l’armée allemande et surtout prendre des contacts en vue d’une paix séparée. L’homme choisi pour cette improbable mission, Joel Brand, s’occupe à l’époque d’une organisation budapestoise d’aide aux juifs polonais ou slovaques pourchassés par les Allemands. Quand il part pour Istanbul à la mi-mai 1944, puis pour Le Caire, Brand n’espère pas vraiment sauver tous ses coreligionnaires, mais il ne peut imaginer qu’il va se heurter à la pusillanimité de l’Agence juive et à la franche réticence des Anglais qui l’empêcheront de revenir en Hongrie. Moyne, le ministre-résident britannique au Moyen-Orient, lui aurait même demandé, tandis qu’il était retenu en Egypte  : «  Mais que voulez-vous donc que je fasse d’un million de Juifs  ?  » Malgré tout, l’action de Brand, ainsi que celle d’autres responsables restés à Budapest comme Reszö Kasztner et Endre Biss, permettra de sauver au final un bon tiers des juifs de Hongrie.

    302 pages. 16 €. Annotations et illustrations.


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  • Proudhon - Wagner - Marx - Sand - Tourguéniev - Herzen - Malatesta - Cafiero…

    BAKOUNINE ET LES AUTRES

    Esquisses et portraits d’un révolutionnaire rassemblés par Arthur LEHNING

    «  Je rencontrai Marx à Berlin [à l’été 1848]. Des amis communs nous forcèrent de nous embrasser. Et alors, au milieu d’une conversation moitié badine, moitié sérieuse, Marx me dit : “Sais-tu que je me trouve maintenant à la tête d’une société communiste secrète si bien disciplinée que si j’avais dit à l’un de ses membres : ‘Va tuer Bakounine !’, il t’aurait tué.” Je lui répondis que si sa société secrète n’avait pas autre chose à faire qu’à tuer les gens qui lui déplaisent, elle ne pouvait être qu’une société de valets ou de fanfarons ridicules.  »

    Cette anecdote racontée par Bakounine, et tous les autres récits et témoignages rassemblés ici par l’historien des mouvements sociaux Arthur Lehning (1899-2000), composent une biographie passionnante du grand révolutionnaire russe, montré au quotidien, avec sa générosité et ses grandeurs, mais aussi ses ridicules et ses faiblesses. Une grande partie de ces textes, dont la plupart émanent d’auteurs célèbres, favorables ou non à Bakounine, a été traduite en français pour la première fois, en vue de la première édition du livre en 1976.

    Postface inédite de Toke van Helmond-Lehning.

    440 pages. Prix en France : 17,5 €.


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  • Sans titre

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  • Jean-Claude LAMOUREUX

    LES 10 DERNIERS JOURS

    26 juillet – 4 août 1914 (Paris, Berlin, Bruxelles) – Du refus de la guerre à l’exaltation patriotique

    Cette chronique parallèle, au jour le jour, des événements survenus principalement à Paris et à Berlin dans les jours précédant le début de la guerre européenne de 1914-18 s’intéresse en priorité à l’évolution de l’opinion des classes ouvrières allemande et française, ainsi qu’à celle de leurs organisations qui, presque seules, ont tenté un temps d’empêcher le carnage annoncé. Elle ne néglige pas pour autant les événements politiques et militaires, qui sont ainsi décrits dans leur soubassement sociologique et idéologique. L’histoire sociale de cette période cruciale, traitée souvent à part dans des ouvrages spécialisés, ainsi intégrée à l’histoire tout court, permet de comprendre comment, sous prétexte de défendre leurs patries soi-disant menacées, des millions d’ouvriers, de paysans, d’employés, de commerçants, de petits bourgeois français, allemands, russes, autrichiens, italiens, anglais, hongrois et d’autres nationalités, ont été conduits à la mort ou à la mutilation pour le bénéfice principal des industriels.

    152 pages – 10 €. Nombreuses illustrations.


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  • Roman B. GOUL

    LANCEURS DE BOMBES

    Le roman d’E. F. AZEF, révolutionnaire et agent de l’Okhrana.

    En 1908, la révélation qu’Evgueni Filippovitch (dit Evno) Azef, chef de l’Organisation de combat du Parti socialiste-révolutionnaire russe, qui avait organisé quelques années plus tôt les assassinats du ministre de la police Plehve et du grand-duc Serge, émargeait à la comptabilité de l’Okhrana fit stupeur en Europe. Pour sa défense, l’agent double avança, comme plus tard Roman Malinovski chez les bolchéviques, que les résultats de son action avaient finalement plus profité au parti qu’à la police.

    La réédition annotée et illustrée de cet excellent roman du garde blanc repenti Roman Goul, découpé comme un scénario de cinéma, nous transporte de Moscou et de Pétersbourg à Paris et à Genève, en passant par Berlin, Kharkov, Saratov, Varsovie… Il nous fait partager la vie de ces militants qui sacrifiaient le plus souvent leur vie (au moins leur liberté) pour abattre le tsarisme par l’assassinat de ses figures de proue. Centré sur le subtil et fascinant double jeu d’Azef, ce «  roman documentaire  » aux allures de thriller est fondé sur des faits réels, tels que rapportés notamment par Boris Savinkov, son second et successeur, dans ses "Souvenirs d’un terroriste" (1917).

    430 pages, 17,3 €. Traduit du russe par Norbert Guterman (1930 & 1963). Nouvelle édition annotée.


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  • Devi SACCHETO & Gianni SBROGIO

    Pouvoir ouvrier à Porto Marghera

    Du Comité d’usine à l’Assemblée de territoire (Vénétie – 1960-80)

    Après la Fiat et la Magneti Marelli, voici la chronique d’une troisième figure de l’autonomie ouvrière italienne : le comité de la Montedison de Porto Marghera (près de Venise), monté avec l’aide du groupe Potere Operaio, qui se transformera en Assemblée ouvrière à partir de novembre 1972 et étendra son influence à une partie de la Vénétie. Des revendications identiques à celles des autres comités ouvriers de l’époque apparaissent ici (augmentations uniformes et compression vers le haut de l’échelle des salaires, réduction des cadences), portées par les mêmes méthodes de lutte (assemblées d’atelier puis d’usine, cortèges internes, refus de la délégation) et prolongées par des interventions extérieures sur les questions de logement, de transport et, déjà, des nuisances chimiques dont pâtit, outre les employés de la grande usine chimique, toute la région. Ecrite par l’un de ses acteurs même, la « mémoire ouvrière » n’est ici ni une élégie funèbre ni un ressassement nostalgique mais un encouragement à combattre aujourd’hui, et à vaincre.


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  • Gerrard WINSTANLEY

    La Loi de Liberté

    Une législation communiste paysanne dans la Révolution anglaise (Londres, 1652).

    La Révolution anglaise est peu connue et étudiée en France. Est-ce d’avoir, cent cinquante ans avant elle, décapité son roi et posé les fondements juridiques des gouvernements modernes ? On ne sait. Il reste que les événements marquants de cette période agitée qui court de 1640 à 1660, date du rétablissement provisoire des Stuarts sur le trône, serviront de modèles aux "Insurgents" anglo-américains, aux révolutionnaires de 1789, et même à ceux de 1917 en Russie. Pendant la guerre civile (1642-48), l’aile marchante des troupes de Cromwell était constituée par ceux qu’on nommait les Niveleurs – en fait, des démocrates dont l’égalitarisme ne sortait guère du cadre politique, et dont le Protector se débarrassa après avoir vaincu les royalistes. Plus radicales étaient les sectes radicales des Ranters (Vociférateurs), des premiers Quakers (Trembleurs) – qui recrutaient leurs ouailles parmi le peuple – et surtout des Diggers (Piocheurs) qui se considéraient comme les « Vrais Niveleurs ». Menée par l’auteur de ce texte, une petite troupe d’entre eux installa en 1649 dans le Surrey une communauté agricole sur des friches. Bien qu’ils en furent chassés au bout de quelques mois par les fermiers du cru, le souvenir de cette tentative originale a perduré en Angleterre jusqu’à nos jours.

    Traduction d’Etienne Lesourd.

    Prix en France  : 11 €.

    ISBN : 2-913112-46-3 — N° CODE BARRES : 9782913112469


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  • Beatrice PORTER & Sydney WEBB

    HISTOIRE DU TRADE-UNIONISME

    Les Origines – La Période révolutionnaire (1799-1842)

    AVANT de plonger dans les eaux calmes de la collaboration sociale, le trade-unionisme britannique, premier de l’histoire, avait connu une période agitée où, de concert avec le mouvement chartiste, et à la suite des luddistes, il avait dû mener contre les possédants des actions radicales, sévèrement réprimées. S’appuyant sur les archives des syndicats, les époux Webb, dirigeants de la Société fabienne (un Think Tank réformiste de l’époque), racontent ces douloureux et parfois exaltants combats des pionniers du syndicalisme. Leur ouvrage monumental, paru initialement en 1894, reste un classique des études sociales.

    224 pages. 12 €.


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  • Michel GANDILHON

    LA GUERRE DES PAYSANS EN COLOMBIE

    De l’autodéfense agraire à la guérilla des FARC

    La détention de la politicienne franco-colombienne Ingrid Bétancourt par la guérilla des FARC avait un court moment braqué les feux de l’actualité sur la Colombie. Cependant, cet intérêt médiatique n’a guère suscité que des visions simplistes de ce pays et de la principale organisation armée en lutte contre l’oligarchie terrienne et l’empire américain. Longtemps dirigé par le Parti communiste, ce mouvement, qui puise ses racines dans les luttes agraires et ouvrières du siècle passé, a remporté divers succès militaires au tournant des années 2000, en partie grâce aux taxes prélevées par lui sur l’industrie de la cocaïne. Mais, après de sévères revers dûs à une répression barbare pilotée par les Etats-Unis, et aussi à la pérennisation d’une classe moyenne dans les villes, il ne semble n’avoir plus aujourd’hui d’autre stratégie que la survie de son Etat forestier. Cependant, la guérilla contrôle toujours une partie notable du territoire colombien, grâce aux milliers de recrues qui lui restent, pas toujours volontaires il est vrai. Evitant également l’hagiographie et le dénigrement mensonger, Michel Gandilhon place son récit dans le temps long de l’édification agitée de l’Etat colombien et de la difficile construction d’un mouvement ouvrier.

    A paraître en mai 2011 216 pages. 11,3 €.


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  • Anthologie

    LA GLOIRE DES ATHÉES

    101 textes rationalistes et antireligieux

    Les montées parallèles des fondamentalismes musulman, chrétien et autres, témoignent du grand désordre de la planète, lequel a d’autres causes, de natures économique et sociale. Mais elles redonnent de la pertinence à un anticléricalisme qui apparaissait définitivement périmé. Face aux fanatismes qui relèvent la tête, il est opportun de rappeler le combat multiséculaire des athées et des libres penseurs, qui ont été la meilleure part et l’avant-garde de la philosophie contre les Eglises et les pouvoirs constitués ; et à qui l’on doit en définitive les progrès que le monde a connus. Cependant, l’athéisme n’est qu’assez peu de choses s’il se limite à la négation de « Dieu » et laisse debout les innombrables idoles et cultes de substitution de notre monde modernitaire. Et à quoi bon jeter des pierres au ciel si on laisse en place le système (anti-)économique qui détruit la terre ?

    Les textes ici rassemblés par ordre chronologique –dont certains sont inédits en français– mêlent œuvres philosophiques et littéraires, poèmes, chansons ou pamphlets, depuis l’Antiquité indienne, chinoise, grecque… jusqu’à nos jours, en n’oubliant pas le domaine arabo-persan. Ils sont issus majoritairement d’Europe, ce continent ayant abrité jusqu’à présent la meilleure expression du rationalisme. C’est une anthologie, mais aussi une histoire succinte de la pensée antireligieuse et matérialiste.

    704 pages. 26 €.

    TROISIÈME ÉDITION


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