Editions Les Nuits rouges
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  • Emma GOLDMAN

    L’AGONIE DE LA RÉVOLUTION

    Mes deux années en Russie (1920-21) - A Paraître

    Expulsée des Etats-Unis en 1920, la militante anarchiste débarque en Russie révolutionnée, où elle espère prendre sa part dans la construction d’une société nouvelle. Petit à petit, son enthousiasme va céder la place au scepticisme, puis à la désillusion devant les signes de corruption du nouveau régime qu’elle découvre tout au long de ses voyages dans le pays et de ses rencontres avec les militants et dirigeants du parti au pouvoir, les anarchistes persécutés et de nombreux anonymes. Certes, Goldman fait la part des destructions, des souffrances et des famines provoquées par les interventions armées des Etats capitalistes et de la résistance acharnée des armées Blanches, mais les conceptions «  autoritaires  » des bolchéviques ont aussi leur part de responsabilités dans cette involution, pense-t-elle, dont on sait depuis qu’elle préfigurait le totalitarisme stalinien. « On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n’est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens mis en œuvre pour réaliser la révolution doivent correspondre à ses buts  », écrit-elle en conclusion de son récit.


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  • STEPHEN SMITH

    PÉTROGRAD ROUGE - La Révolution dans les usines (1917-18)

    Ce classique de l’universitaire anglais Steven A. Smith (publié en 1983) s’intéresse à ces acteurs paradoxalement méconnus de la révolution russe – les ouvriers – à travers l’action des comités créés spontanément dans leurs usines, d’abord pour contrer le sabotage des patrons, puis pour contrôler la production. L’auteur décrit dans le détail, et sans parti pris, les conditions spécifiques du salariat russe, les avancées permises par la Révolution de février, mais aussi les difficultés de la période, le chômage massif, les déplacements d’entreprises, et le choix final opéré par les bolchéviques de subordonner les comités d’usine aux syndicats –  entraînant leur disparition, et avec eux les espoirs mis par certains dans l’autogestion ouvrière.

    450 pages - 17 €.


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  • Maurice BRINTON

    LES BOLCHÉVIQUES ET LE CONTRÔLE OUVRIER

    L’Etat et la contre-révolution

    « La classe ouvrière russe fit une révolution qui alla au-delà d’un simple changement de personnel politique au sommet. Elle put exproprier les anciens propriétaires des moyens de production (modifiant de ce fait profondément les rapports de propriété). Mais jusqu’à quel point fut-elle capable de – ou était-elle disposée à – transformer de façon révolutionnaire les rapports de production ? Chercha-t-elle à détruire la structure d’autorité que les rapports de production entretiennent et perpétuent dans toutes les sociétés de classes ? Jusqu’à quel point était-elle disposée à gérer elle-même la production (et donc la société dans son ensemble) ou jusqu’à quel point tendait-elle plutôt à déléguer à d’autres cette tâche ? Et jusqu’à quel point l’idéologie dominante triompha-t-elle, poussant la classe ouvrière à remplacer ses ennemis avoués par un parti qui déclarait parler “en son nom” ? » (M. Brinton).

    Cet exposé chronologique, paru en 1970, de la dépossession progressive du pouvoir conquis au moins partiellement par les travailleurs russes en 1917 a gardé une grande part de son efficacité didactique et pose encore aujourd’hui de bonnes questions.

    Réédition révisée de la traduction française de la brochure du groupe anglais Solidarity, parue dans la revue "Autogestion et socialisme" (1973). Edition originale : 1970, Londres.

    182 pages, 13 €.


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  • Isaac N. STEINBERG

    QUAND J’ETAIS COMMISSAIRE DU PEUPLE

    Un témoignage privilégié et inquiet de l’édification de l’Etat bolchévique

    Dans cet ouvrage, l’éphémère commissaire à la Justice des premiers mois suivant la Révolution d’octobre narre le quotidien des hautes sphères du nouveau pouvoir assailli de toute part par d’immenses difficultés. En tant que socialiste-révolutionnaire de gauche, dont le parti gouverna la Russie avec les bolchéviques jusqu’au traité léonin de Brest-Litovsk imposé par l’Allemagne, Steinberg assiste en témoin souvent impuissant aux débuts de dégénérescence du nouveau régime et s’efforce dans l’exercice de ses fonctions d’en limiter les excès répressifs. Devenu après sa démission en mars 1918 un opposant au bolchévisme, qu’il accusait, en compagnie d’une fraction du parti bolchévique lui-même, de conduire la révolution à sa perte, ses souvenirs publiés en Allemagne en 1929 restent toutefois objectifs et balancés, et toujours précieux. Ils font la part des choses entre l’action de la contre-révolution intérieure et extérieure et l’effet des tendances hégémoniques déjà à l’œuvre dans le parti de Lénine.

    Traduction nouvelle d’Arsène Pironneau. (1re edit. : Munich, 1929).

    196 pages. 13,5 €.


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  • Madhusree MUKERJEE

    LE CRIME DU BENGALE

    LA PART D’OMBRE DE WINSTON CHURCHILL

    Cette étude minutieuse de la famine du Bengale de 1943, menée aussi bien dans les archives londoniennes que dans les campagnes bengalaises, devrait faire réviser les jugements favorables que portent généralement les Français sur la personne de Churchill.


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  • ARTELT - DÄUMIG - HÖLZ - JANNACK - LANDAUER - LIEBKNECHT - LUXEMBURG - MÜHSAM - MÜLLER - SCHNEIDER - PLÄTTNER…

    ALLE MACHT DEN RÄTEN ! « Tout le pouvoir aux Conseils ! »

    Récits, exhortations et réflexions des acteurs des révolutions d’Allemagne (1918-21), rassemblés et présentés par Gabriel KUHN – 448 pages – 18 €.

    Si les figures héroïques de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht assassinés par la soldatesque et la sociale-démocratie sont bien connues en France, la suite de révolutions – malheureusement isolées – survenue en Allemagne après son effondrement militaire en novembre 1918 l’est moins. Gabriel Kuhn est l’auteur engagé de plusieurs ouvrages touchant à l’autonomie ouvrière et à l’anarchisme. Dans ce recueil paru initialement en anglais aux Etats-Unis, il a exhumé des textes révélateurs de la diversité politique des acteurs de ces soulèvements, en bonne partie inédits en français et émanant de militants peu connus – qu’il s’agisse de spartakistes centralistes, de délégués d’atelier révolutionnaires, d’anarchistes fédéralistes, ou encore de « bandits communistes » comme Max Hölz ou Karl Plättner. Par-delà leurs différences, tous partageaient l’espoir d’une société bâtie non plus sur le capitalisme meurtrier et le parlementarisme corrompu, mais sur la démocratie réelle et directe des Conseils de travailleurs, sur l’égalité politique garantie par l’égalité et la propriété sociales.


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